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Notification de préavis de licenciement économique par LRE : le mode d’emploi complet

Préavis licenciement économique

📄 Résumé de l’article

  • Le licenciement économique doit être notifié formellement.
  • La notification déclenche le préavis. Pour connaître sa durée, il faut se référer à l’ancienneté ou à la convention collective.
  • La procédure dématérialisée pour notifier un licenciement reste inchangée par rapport à la notification papier.

Avant d’envisager un licenciement économique, toute entreprise doit connaître la procédure à suivre, les conditions à remplir et les obligations légales imposées par le droit du travail. Le préavis occupe une place centrale en ouvrant, après la notification de licenciement, une période durant laquelle le salarié peut se préparer à la rupture de son contrat de travail et chercher un nouvel emploi.  

À l’heure où les procédures et pratiques RH sont de plus en plus dématérialisées, la question du mode de notification du licenciement économique se pose. En effet, depuis plusieurs années, la Lettre Recommandée Électronique (LRE) s’impose comme une solution à valeur probante incontournable en raison de sa fiabilité, sa sécurité et sa valeur juridique.  

Quelle est la durée du préavis ? Comment et quand le licenciement doit-il être notifié ? Quelles sont les garanties apportées par la LRE ? Autant de questions auxquelles cet article apporte des réponses concrètes.  

Sommaire :

 

Qu’est-ce que le préavis de licenciement et à quoi sert-il ?

Le préavis de licenciement est tout simplement la période qui s’écoule entre le moment où l’employeur a notifié le licenciement et la rupture effective du contrat de travail. Ce laps de temps permet au salarié de continuer à percevoir une rémunération en échange de l’exécution de son travail tout en préparant son départ de l’entreprise.  

Il s’agit en effet d’une période de transition permettant au salarié d’anticiper la perte d’emploi et d’engager des démarches pour trouver un nouveau travail. Du côté de l’employeur, le préavis assure la continuité de l’activité.   

Dans certains cas, il arrive que le salarié soit dispensé de préavis par l’employeur ou par la convention collective. En raison de son enjeu, le préavis constitue une étape essentielle de la procédure puisqu’il fixe la date à laquelle la rupture du contrat de travail commence à produire ses effets. 

La durée du préavis et ses modalités doivent être respectées afin de sécuriser juridiquement la rupture aussi bien du côté de l’employeur que du salarié. En effet, le non-respect de la procédure expose les parties à un litige 

 

Quelle est la durée du préavis en cas de licenciement économique ?

La durée légale du préavis selon l’ancienneté  

En règle générale, le salarié dont l’employeur envisage la rupture du contrat de travail en raison d’un licenciement économique, doit respecter un préavis. Durant cette période de transition, le salarié continue de percevoir son salaire ainsi que ses droits sociaux.  

Si le salarié n’a pas été dispensé de préavis et n’a pas accepté un contrat de sécurisation professionnelle ou un congé de reclassement ou de mobilité, la durée du préavis est en principe limitée à 2 mois, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. À noter que la durée varie en fonction de l’ancienneté du salarié licencié :  

  • 2 mois pour un salarié ayant plus de 2 ans d’ancienneté ;  
  • Un mois pour un salarié ayant entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté ;  
  • Pour un salarié ayant moins de 6 mois d’ancienneté, il faudra se référer à la convention collective ou aux usages de la profession.  

Cas particuliers 

Les salariés reconnus travailleurs handicapés (RQTH) 

En cas de licenciement économique, certaines situations spécifiques peuvent avoir une incidence sur la durée ou les modalités d’exécution du préavis. C’est notamment le cas des salariés reconnus travailleurs handicapés.  

Les salariés bénéficiant du statut de travailleur handicapé bénéficient d’un préavis aménagé. Concrètement, la durée légale du préavis est doublée dans la limite de 3 mois maximum, sauf dispositions plus favorables de la convention collective ou d’un accord d’entreprise.  

Le but de cette mesure est de faciliter la transition professionnelle et le retour à l’emploi tout en prenant en compte les difficultés spécifiques des travailleurs handicapés.  

Les VRP (Voyageurs, Représentants, Placiers) 

Les VRP bénéficient d’un statut protecteur renforcé avec des durées de préavis progressives selon leur ancienneté : 1 mois durant la première année dans l’entreprise, 2 mois durant la deuxième année, et 3 mois au-delà.  

Les salariés des départements de la Moselle, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin 

Dans ces trois départements, le droit local du travail s’applique. La durée du préavis varie selon le mode de rémunération du salarié : 

  • 1 jour si la rémunération est fixée par jour 
  • 1 semaine si la rémunération est fixée par semaine 
  • 15 jours si la rémunération est fixée par mois 
  • 6 semaines si la rémunération est fixée par trimestre ou par période plus longue 

Bénéficient également d’un préavis de 6 semaines : les professeurs et personnes employées chez des particuliers, les commis commerciaux, les salariés à rémunération fixe chargés de la direction ou de la surveillance d’une activité, ainsi que ceux à qui sont confiés des services techniques nécessitant une certaine qualification. 

 

Notifier un licenciement économique : une étape clé de la procédure  

Pourquoi la notification est une étape indispensable de la procédure ? 

La notification, qu’il s’agisse d’un licenciement économique individuel ou collectif, formalise la décision de l’employeur de mettre fin au contrat de travail du salarié En effet, elle détermine le point de départ du préavis. Par ailleurs, la notification de licenciement conditionne également l’ouverture des droits du salarié (indemnités, congés, reclassement).  

Si elle n’est pas conforme, elle peut exposer l’entreprise à un litige et mettre en péril la bonne exécution de la procédure toute entière. 

Les modes de notification

La notification du licenciement doit respecter un certain formalisme afin qu’elle ne soit pas contestée en cas de litige.  

Elle doit être adressée au salarié après la tenue d’un entretien préalable de licenciement et dans le respect du délai légal de réflexion, fixé à 7 jours ouvrables à compter de la date de l’entretien ou 15 jours si le salarié a le statut de cadre. En effet, toute mise en œuvre anticipée ou irrégulière peut entraîner la requalification de la procédure.  

Exemple : Un entretien préalable se tient le lundi 3 mars. Pour un salarié non-cadre, la lettre de licenciement ne pourra être envoyée qu’à partir du mercredi 12 mars (7 jours ouvrables). Pour un cadre, il faudra attendre le vendredi 21 mars (15 jours ouvrables).  

L’employeur doit notifier son salarié par Lettre Recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette dernière pratique est plus rare. 

 

Peut-on envoyer une notification de licenciement économique par Lettre Recommandée Électronique ?  

La LRE  : une alternative sécurisée au recommandé papier 

Oui, la Lettre Recommandée Électronique peut être utilisée pour notifier un licenciement économique. Cette notification dématérialisée aura pour effet, au même titre que son homologue papier, de faire courir le préavis.  

Sur le plan juridique, elle offre la même sécurité et les mêmes garanties qu’un recommandé papier, tout en apportant des avantages opérationnels significatifs supplémentaires.  

Elle permet notamment d’obtenir des preuves dotées d’un horodatage qualifié, couvrant chaque étape du courrier (dépôt et envoi, réception, refus, négligence). Par ailleurs, les moyens d’identification utilisés par les prestataires de confiance qualifiés, tels qu’AR24, sont conformes à la réglementation en vigueur, ce qui apporte un gage de sécurité supplémentaire.  

Il ne faut pas oublier que l’essentiel est de respecter la procédure, le délai de préavis et les droits du salarié tout au long de la rupture du contrat de travail et dans cette situation, la LRE vous apporte la protection dont vous avez besoin.  

La valeur juridique de la LRE  

La LRE bénéficie d’une valeur juridique équivalente à celle d’un recommandé papier avec accusé de réception (article L100 du Code des postes et des communications électroniques). Elle permet à l’entreprise de prouver :  

  • la mise à disposition de la notification au salarié et l’information quant à la date de démarrage du préavis ; 
  • la date exacte de notification : celle-ci est déterminante dans le calcul du préavis et des délais légaux ;  
  • la date exacte de réception de la notification ; 
  • le contenu transmis : très utile, notamment pour attester que toutes les mentions obligatoires figurent dans le courrier notamment le motif de licenciement, la durée du préavis ou encore les droits du salarié.  

Les autres avantages de la LRE  

Au-delà de la conformité juridique, la LRE apporte aux entreprises et plus particulièrement aux équipes RH de nombreux avantages dans le cadre des procédures de licenciement économique, qu’elles soient individuelles ou collectives :  

  • Accélération des délais légaux : l’envoi et l’acheminement sont instantanés, le salarié est donc notifié immédiatement. 
  • Gain de temps et réactivité : les entreprises peuvent notifier plusieurs salariés en quelques clics seulement ; c’est un réel gain de temps pour ce type de procédure où la charge administrative est relativement lourde.  
  • Traçabilité complète et conservation : en tant que prestataire de confiance qualifié (PSCO), AR24 dispose d’un horodatage qualifié sur l’ensemble des preuves de la notification de licenciement. Ces preuves sont accessibles et téléchargeables à tout moment pendant 10 ans, ce qui facilite la gestion des dossiers RH.  

 

Notifier un préavis de licenciement économique en 3 étapes  

Étape 1 : préparation de la notification 

Une fois connecté à votre compte depuis le site AR24 ou votre logiciel métier, choisissez le type de courrier que vous souhaitez envoyer, en l’occurrence une Lettre Recommandée Électronique (LRE). Ensuite, identifiez-vous au moyen d’un Identifiant LRE ou d’un certificat numérique RGS** afin qu’AR24 puisse s’assurer de votre identité. Munissez-vous dans un second temps des coordonnées de votre destinataire et choisissez un modèle de courrier ou insérez directement votre courrier et éventuellement les pièces jointes. Il ne vous reste plus qu’à valider l’envoi.  

Étape 2 : envoi de la LRE  

La LRE est envoyée instantanément. Les délais d’acheminement sont ainsi supprimés, faisant courir le délai légal du préavis de licenciement économique plus rapidement. La preuve de dépôt et d’envoi est immédiatement générée.  

Étape 3 : réception instantanée du côté du salarié destinataire 

Le salarié destinataire est notifié instantanément et peut prendre connaissance immédiatement de sa notification de licenciement. Pour y accéder, il devra s’identifier soit via l’Identité Numérique, soit en réalisant une procédure de vérification d’identité à distance par vidéo. Une preuve de réception, de refus ou de négligence est alors générée selon le choix du destinataire.  

Vous souhaitez notifier un licenciement économique en toute sécurité et sans délai ? Optez pour la LRE AR24 et simplifiez vos démarches, tout en bénéficiant d’une conformité juridique, ainsi que d’une solution fiable et efficace pour vos envois.  

Préavis de licenciement économique : ce qu’il faut retenir

  • La notification de licenciement économique, qu’il soit individuel ou collectif, doit intervenir après avoir convoqué le salarié à un entretien préalable et après qu’il ait eu lieu en respectant un délai légal.
  • L’entreprise doit notifier un licenciement économique au salarié par Lettre Recommandée Électronique, papier ou remise en main propre contre décharge.
  • La notification de licenciement déclenche un préavis dont la durée dépend de l’ancienneté, de la convention collective ou de toute autre situation particulière (travailleur handicapé par exemple).
  • La LRE a la même valeur juridique qu’une LRAR papier et permet d’obtenir une traçabilité complète de l’envoi à la réception ainsi que d’une preuve du contenu de la décision de l’employeur.
  • Le refus du salarié destinataire d’accuser réception de sa notification de licenciement n’a pas pour effet de suspendre ou d’interrompre la procédure en cours.

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FAQ

Que se passe-t-il si le salarié refuse d’accuser réception de sa notification de licenciement envoyée par LRE ?

Si votre salarié refuse d’accuser réception de sa Lettre Recommandée Électronique, cela n’aura aucune incidence sur la poursuite de la procédure. Dans cette situation, c’est la preuve de dépôt et d’envoi et l’horodatage électronique qui font foi au même titre que l’avis de passage et le cachet de La Poste lors d’un acheminement par voie postale.

Quelles sont les mentions obligatoires de la notification de licenciement ?

La notification de licenciement doit comporter l’identité et les coordonnées des parties, la fonction et la qualification professionnelle du salarié, la décision explicite de licenciement, le motif et la nature du licenciement, la date de notification, la durée et les modalités du préavis ou les conditions de sa dispense, les droits du salarié (indemnité de licenciement, maintien du salaire pendant toute la durée du préavis, congés payés, indemnité compensatrice de préavis), ainsi que les informations relatives au reclassement, au Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) le cas échéant, et les voies et délais de contestation.

Quand commence à courir le préavis envoyé par LRE ?

Lorsque l’entreprise utilise une Lettre Recommandée Électronique, la date de début du préavis correspond à la date figurant sur la preuve de dépôt et d’envoi. C’est l’équivalent de la date de première présentation par le facteur (avis de passage) dans le cadre d’un acheminement par voie postale. Cette date est déterminante, car elle va permettre de connaître la fin du contrat de travail.

Peut-on utiliser la LRE pour toutes les étapes du licenciement économique ?

En raison de sa parfaite équivalence avec la LRAR et de sa reconnaissance par l’article L.100 du Code des postes et des communications électroniques et du règlement eIDAS, la Lettre Recommandée Électronique peut être utilisée tout au long de la procédure de licenciement économique. Par exemple, vous pouvez utiliser la LRE pour convoquer le salarié à un entretien préalable ou pour toute autre notification nécessitant l’usage d’un recommandé avec accusé de réception.